Les World Series de Londres sont-elles un échec?

Publié le par administrateur

empire.jpgAvec 362 entrants seulement dans le Main Event des WSOPE (alors que tout était prévu pour 500 à 750 joueurs et que le groupe Harrah's semblait tabler sur au moins 450 à 600), on ne peut pas dire que les premières World Series Of Poker organisées loin de Las Vegas soient un franc succès. Comme le note sur son blog perso l'excellent Benjo, journaliste français qui couvre l'événement pour Poker.fr, "impossible de ne pas ressentir une petite déception, que ce soit chez les joueurs, les médias, le public ou Harrah's"... Et de s'interroger, comme nous, sur les raisons de ce semi-échec : "Manque de sats Internet? Désaffection des WSOP après le mécontentement général exprimé à Vegas? Prix élevé des tournois?"

Selon Benjo, on ne retouve pas à Londres le "feeling" des "grands tournois", palpable pendant une finale EPT à Monte Carlo. Il écrit, à propos de ces WSOPE: "C'est juste un tournoi de plus, bien organisé mais malformé de naissance, avec des tables éparpillées un peu partout, à côté du bar, devant les machines à sous, à l'autre bout de la ville. On se bouscule toute la journée, les joueurs sont sérrés comme des sardines autour des tables. C'est mal ficelé, quoi. Pourri dans l'oeuf. Le boulot a été baclé par Harrah's, et le résultat indigne d'un label aussi prestigieux que les WSOP." Diable! Pas tendre!
Puis il nuance son propos: "D'un autre côté, si le field est réduit, il est d'excellent qualité. Je suppose que ce tout premier Main Event Européen ressemble de loin à ce qu'étaient les WSOP version Binion's Horseshoe avant 2003, avec un field composé en majorité de pros."

Un peu plus loin, à propos des qualifiés sur Everest, l'une des seules poker rooms online à avoir organisé moult satellites: "A ce sujet, les échos que j'ai eus de certains qualifiés sont assez catastrophiques. «Ah, ah, il est trop mauvais le mec d'Everest à ma table. Chaque fois qu'il regarde ses cartes je sais s'il va passer où pas», m'a confié un joueur Français dont je conserverai l'anonymat. Venant d'un autre joueur: «Ouais, j'ai un gros pige à ma table, qualifié sur Internet, il a fait au moins 6 erreurs de relance.» J'en ai moi-même observé un dans l'après-midi : une vraie pile éléctrique, incapable de se concentrer et regardant ailleurs quand il n'était pas dans le coup. Yuestud, mon pote du marketing d'Everest en France, me confirmera: «Ils se sont presque tous qualifiés pour trois dollars donc c'est pas tous des lumières.» Ceci dit, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, puisqu'au moins l'un d'entre eux s'est admirablement bien démérdé à une table très difficile: Julien Berzatton, qui possédait un tapis de 55,000 en fin de journée (les joueurs commencent avec 20,000).

Le blog de Benjo fourmille aussi d'anecdotes, telles que celle-ci: "Thomas Fougeron a passé la journée en table télévisée avec Phil Hellmuth, qui a complètement éclipsé ses adversaires de par sa présence. Je crois qu'il ne s'est jamais arrêté de parler plus d'une minute. A la fin de la journée, il enchainait les verres de champagne et l'inévitable se produisit quand il en renversa un sur le carrelage avec fracas. J'en ai profité pour gueuler «bourré!» à travers le studio. Hélas, Fougan n'allait jamais parvenir à démarrer quoi que ce soit et serait éliminé vers 23 heures."

Lisez plutôt le post dans son intégralité, ici. On lui a également emprunté la photo du Casino Empire.

En ce qui nous concerne, nous attendrons l'année prochaine pour nous prononcer. Si les WSOPE n'ont pas démarré en trombe, nous pensons qu'elles deviendront probablement un événement majeur dans les années qui viennent... S'il ne fallait proposer qu'une raison à ce succès annoncé, le mot est "bracelets". L'EPT, c'est génial, c'est magique, c'est européen, ça cartonne, on adore. Mais il n'y a que dans le cadre des WSOP qu'on décerne des bracelets...

Julien Saint-Guillaume

Source: www.pokerqg.com

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