Evolution prochaine de la législation sur les jeux en ligne en France
La libre concurrence est un sujet récurrent dans l'actualité. Que ce soit pour l'électricité, le gaz, le téléphone, les services postaux, etc., tous ces marchés sont aujourd'hui ouverts à la concurrence, permettant ainsi à de nouvelles entreprises de proposer les mêmes services à des tarifs différents.
Il est un secteur en France qui a résisté à cette libéralisation, celui du jeu d'argent, et en particulier le jeu en ligne. La raison en est simple, la française des jeux et le PMU représentent une telle source de revenus (un impôt indirect en quelque sorte), que l'État français n'est pas pressé de partager cet argent.
Voilà pour la théorie, dans la pratique cette situation de monopole est mise à mal par une réalité économique toute autre : à l'heure actuelle, 75% de l'argent dépensé en France dans des jeux d'argent le serait de manière illégale. Deux conséquences, cet argent ne rentre pas dans les caisses de l'État, et puisqu'il n'est pas légal, il n'est pas déclaré et donc soumis à aucune imposition. Vous l'aurez compris, ça ne peut pas rester comme ça !
Là où les pressions européennes sont restées sans effet, on dirait bien que ce calcul est en train de faire bouger la position française.
Ce qui va changer pour les utilisateurs
À Malte, principal lieu d'implantation des sites de jeux en ligne , l'État prélève 0,5 % des mises, ce qui est très faible ; en comparaison, la France récupère actuellement 4% sur les mises effectuées dans les poker rooms de casinos et on peut raisonnablement pensé qu'il en sera de même pour les parties sur internet.
La conséquence est avant tout d'ordre financière, davantage de prélèvement signifie moins d'argent à partager ensuite entre les joueurs, et le site de poker. On peut donc légitimement se demander si l'offre illégale va disparaître ? Difficile à dire, tant ce qui touche à internet pose des problèmes de régulation (ex. les mp3).
La possibilité de bloquer l'argent provenant de sites étrangers comme cela se fait aux États-Unis sera sans doute l'élément déterminante, et nul doute qu'ainsi on finisse tôt ou tard à tous rentrer dans la légalité.